Les marchés privés représentent aujourd'hui près de 30% du portefeuille moyen d'un family office. Pourtant, de nombreux family offices ne suivent pas systématiquement les performances ou ne prévoient pas les flux de trésorerie de ces investissements. Les investisseurs institutionnels considèrent le capital-investissement, le capital-risque et les autres actifs illiquides comme des éléments mesurables et prévisibles de la stratégie globale du portefeuille. Ils automatisent ce que les family offices accomplissent souvent par des rapprochements manuels trimestriels, des calculs sur tableur et une gestion réactive de la trésorerie. Une technologie spécialisée comble cette lacune, en apportant une automatisation de niveau institutionnel à l'échelle du family office sans exiger des ressources de niveau institutionnel.
Chaque family office dispose d'une allocation cible. Tous les family offices ne les maintiennent pas systématiquement. Entre les révisions trimestrielles, les portefeuilles peuvent s'écarter des intentions stratégiques en raison des mouvements des marchés et des émotions. Ce qui était au départ une stratégie délibérée devient alors un market timing accidentel. Grâce à la technologie, les investisseurs institutionnels et un nombre croissant de family offices résolvent ce problème en appliquant une discipline de rééquilibrage systématique : des déclencheurs automatisés basés sur des seuils qui éliminent le pouvoir discrétionnaire du processus.
Prenons un exemple de performance trimestrielle d'un family office : les actions ont augmenté de 12%, les titres à revenu fixe sont restés stables, les placements alternatifs ont été solides. Des rendements respectables, mais sont-ils le résultat de décisions intentionnelles ou de la chance ? De gestionnaires onéreux qui gagnent leurs honoraires ou d'une exposition passive qui peut être reproduite à peu de frais ? Sans comprendre les sources de la performance, le bureau ne peut pas évaluer les décisions passées, demander des comptes aux gestionnaires ou améliorer les résultats futurs. Les analyses d'attribution de performance de niveau institutionnel apportent les réponses, et une technologie spécifique les rend accessibles aux family offices qui ne disposent pas de ressources de niveau institutionnel.
L'investissement à impact n'est plus une activité de niche réservée aux personnes ayant un penchant pour l'éthique. Selon le World Wealth Report 2024 de Capgemini, 79% des particuliers très fortunés (UHNWI) préfèrent désormais allouer des capitaux à des entreprises qui produisent des résultats sociaux ou environnementaux mesurables - une hausse spectaculaire par rapport aux 52% de 2020.
La Suisse occupe une place à part dans le patrimoine privé mondial. Au fil des générations, elle est devenue la juridiction de choix pour les familles dont les actifs s'étendent au-delà des frontières, des classes d'actifs et des lignées familiales. La prévisibilité juridique sous-tend cette position, mais c'est la combinaison de la continuité institutionnelle, de la stabilité politique et d'une culture profondément ancrée de gestion à long terme qui a fait de la Suisse un centre de richesse unique et durable. Cette durabilité a façonné la manière dont la richesse est construite et gouvernée.
Une transmission d'entreprise n'est jamais une simple transaction. Pour les entrepreneurs très fortunés, c'est le moment où la richesse passe de la création à la gestion. Qu'il s'agisse d'une vente, d'une introduction en bourse ou d'une succession, cette transition comporte à la fois des opportunités et des risques : liquidités soudaines, risques fiscaux complexes et difficulté d'aligner les héritiers et les conseillers.
En Europe occidentale, les femmes très riches contrôlent actuellement quelque 4,6 billions d'euros d'actifs, une somme qui devrait augmenter de près de moitié au cours de la prochaine décennie (McKinsey & Company via Bloomberg, 2024). Leur influence financière croissante modifie les priorités du capital privé. Ne se contentant plus de rendements purement financiers, nombre de ces investisseuses réalisent des investissements d'impact afin de canaliser la richesse vers des causes qui reflètent leurs valeurs. Les plateformes numériques qui offrent transparence, contrôle et alignement sur les convictions personnelles sont devenues des outils clés dans cette transformation.
Pour les family offices, il n'est que trop facile de transformer les stratégies de diversification en passif opérationnel. Lorsque les dépositaires, les classes d'actifs et les juridictions sont multiples, les structures destinées à protéger la richesse peuvent l'obscurcir. Malheureusement, la persistance d'une consolidation basée sur des feuilles de calcul est le symptôme d'un manque d'infrastructure. Heureusement, les family offices peuvent s'inspirer de la manière dont les investisseurs institutionnels comblent cette lacune.

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