Vous connaissez la valeur de vos participations dans des fonds de capital-investissement, de vos biens immobiliers, de vos engagements en matière de capital-risque. Mais savez-vous quand ces actifs demanderont - ou rendront - du capital ? La différence entre l'improvisation réactive et la planification proactive n'est pas une gestion de trésorerie sophistiquée. Il s'agit de traiter vos informations patrimoniales consolidées comme un actif stratégique. Une technologie spécialisée transforme les avoirs fragmentés en prévisions de liquidités prospectives, transformant la gestion des flux de trésorerie d'une réponse à une crise en un avantage concurrentiel.
Les fonds de dotation des universités, comme ceux de Yale et de Stanford, surpassent régulièrement la plupart des portefeuilles privés, souvent avec des marges significatives. Le secret ne réside pas seulement dans l'accès à des investissements exclusifs ou à des gestionnaires brillants. Le véritable facteur de différenciation est quelque chose de plus fondamental : une approche disciplinée de la gestion de portefeuille, fondée sur les données, qui traite l'infrastructure de l'information avec autant de sérieux que la sélection des investissements. La plupart des familles gèrent des portefeuilles à huit ou neuf chiffres avec des outils qui seraient impensables dans un cadre institutionnel. Pourtant, le fossé se comble à mesure que la technologie spécialisée met des capacités de niveau institutionnel à la portée des patrimoines privés.
Le transfert de patrimoine entre générations a toujours été l'un des défis les plus difficiles à relever en matière de gestion de patrimoine. Pour bien faire, il faut d'abord être visible ; on ne peut pas éduquer les héritiers à propos d'un patrimoine qu'on ne peut pas leur montrer clairement. La mobilité internationale croissante des propriétaires de patrimoine et de leurs familles signifie que les transferts couvrent désormais simultanément plusieurs juridictions, devises et systèmes juridiques. À mesure que la complexité se multiplie, l'exigence fondamentale d'une visibilité unifiée devient plus critique.
Alors qu'un nombre record de détenteurs de patrimoine se déplacent et investissent à l'étranger, les familles fortunées sont confrontées à une question cruciale en matière d'infrastructure : Devons-nous reproduire nos systèmes de gestion de patrimoine dans de nouveaux pays ? L'expertise locale sera toujours essentielle, mais on peut s'attendre à ce que la définition du terme "local" évolue au fil du temps. Une infrastructure de données consolidée est essentielle pour éviter les obstacles opérationnels inutiles à mesure que les empreintes et les portefeuilles se développent à l'échelle mondiale.
Comment gérer un Family Office efficace lorsque le patriarche de la famille est à Genève et que ses enfants adultes vivent à Londres et à New York ? Selon une étude de Campden Wealth, pour plus de la moitié des family offices, ce genre de question n'est pas hypothétique : ils servent au moins un membre de la famille résidant en dehors de la juridiction principale du family office. Le problème de coordination qui en découle n'est pas seulement logistique. Il est structurel et exige une infrastructure conçue dès le départ pour des opérations distribuées.
En 2025, on estime à 142 000 le nombre de millionnaires qui s'installeront à l'étranger, selon le dernier rapport de Henley & Partners sur la migration des fortunes privées. À lui seul, le Royaume-Uni est confronté à un exode net de 16 500 personnes fortunées - le plus grand exode qu'un pays ait connu depuis que l'on a commencé à le suivre. Dubaï, la Suisse et Singapour en accueillent des milliers d'autres chaque année. La "grande migration de la richesse", comme certains l'appellent, est en bonne voie. Il en résulte une plus grande mobilité physique sans consolidation des actifs. La technologie permettant de consolider les données relatives à divers actifs peut combler le fossé.
Les différends commerciaux, les sanctions et les contrôles de capitaux peuvent réorganiser les marchés en un seul cycle d'information. Dans ce cas, la gestion des risques cesse d'être abstraite. Elle devient concrète et personnelle : le lieu de conservation d'un actif, le passeport emprunté par un mandant, la juridiction dans laquelle se trouve une entité et le fait de savoir si les documents nécessaires pour agir sont prêts. Si le patrimoine est réparti entre des banques, des coffres-forts, des partenariats et des membres de la famille dans plusieurs pays, l'exposition est également répartie.
Le climat politique pour la finance durable s'est refroidi aux États-Unis. Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a affaibli le soutien aux politiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Les flux de fonds montrent que l'enthousiasme s'est estompé chez certains investisseurs institutionnels. Toutefois, le tableau semble sensiblement différent du point de vue des family offices. Ces véhicules privés, qui gèrent le patrimoine de familles ultra-riches, continuent de persister dans l'investissement durable.

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